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Sandra : une prothèse myoélectrique pour son bras

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Sandra, 41 ans, est originaire de Berlencourt-le-Cauroy dans le Pas-de-Calais.

En janvier 2015, cette auxiliaire de vie auprès de personnes âgées subit un grave accident, la conduisant à une amputation au niveau du coude, puis de l’épaule.

Comment s’est déroulée votre prise en charge suite à l’accident ?

J’ai d’abord été hospitalisée au Centre Hospitalier d’Arras, où on a tenté de sauver mon bras grâce au prélèvement d’un morceau d’artère pour le remettre dans mon bras. L’opération n’a pas été concluante et j’ai du être amputée. 

Je suis arrivée à la Fondation Hopale le 20 avril dernier. On m’avait parlé du Centre de Rééducation de Oignies qui était proche de chez moi. Mais, ayant beaucoup entendu parler du Centre Calvé, notamment auprès des personnes âgées dont je m’occupe, j’ai choisi sans hésitation de me rendre dans cet établissement.

Qu’est ce qui vous plait à Calvé ?

J’apprécie particulièrement toutes les aides qui nous sont apportées. C’est-à-dire que ce n’est pas seulement de la rééducation, mais que l’on a également accès à de nombreux services comme la possibilité de repasser un permis de conduire adapté, de réaménager son poste de travail etc.

De plus, étant hospitalisée pour une longue durée, j’ai le temps de nouer de vrais liens avec les gens. Je me suis fait une très bonne amie, et nous avons un personnel soignant qui nous met en confiance. J’ai un peu l’impression d’être à la maison ici.

Vous bénéficiez donc d’une prothèse myoélectrique ?

Oui, j’ai aujourd’hui une prothèse myoélectrique jusqu’à l’épaule, qui fonctionne grâce aux contractions musculaires. Des capteurs fixés dans l'emboîture sont au contact de ma peau. Ils captent les signaux musculaires qui sont envoyés à un moteur placé dans la main. C’est avec un ordinateur que l’on a cherché les points musculaires sur ma peau. On s’est d’ailleurs aperçu que j’avais un second point me permettant d’ouvrir le coude, en plus de celui me permettant déjà d’ouvrir et de tourner ma main. Il y a donc un moteur qui se met en action grâce à l’énergie fournie par une pile, déclenchant ainsi l’ouverture et la fermeture de la main.

Quand on m’a expliqué ce procédé, cela m’a d’abord beaucoup surprise car je ne pensais pas pouvoir faire bouger une prothèse simplement grâce à mes muscles. Prochainement, je vais bénéficier d’une nouvelle prothèse avec une emboiture plus adaptée, car j’ai maigri.

Les ergothérapeutes vous ont apprit à faire fonctionner cette prothèse ?

Oui, j’ai effectué des séances pour apprendre à prendre un gobelet avec la prothèse, à lacer mes chaussures d’une seule main, et ce week-end, j’ai même réussi à couper les cheveux de mon mari avec une tondeuse ! Mon mari m’a d’ailleurs offert un cahier pour que j’apprenne à écrire de la main gauche, car j’étais droitière.

Bientôt, je vais rentrer chez moi, mais il y aura toujours une ergothérapeute présente en cas de besoin, et une personne va passer pour adapter les installations de mon logement. Par exemple, je vais avoir une planche à découper me permettant de couper les aliments d’une seule main.

Il y a encore beaucoup de choses que j’ai du mal à faire, comme me coiffer, ou mettre ma montre toute seule, mais ça viendra, et cette prothèse technologique m’y aidera.