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Joseph, atteint de BPCO : « chaque petite évolution est une satisfaction »

Joseph, BPCO

A 78 ans, Joseph est encore actif malgré sa BPCO. Architecte de profession, il exerce encore aujourd’hui. Cet habitant d’Avron bénéficie des stages mis en place par l’Unité de Réhabilitation Cardio-Respiratoire de l’Institut Calot. Retour sur son parcours. 

Comment avez-vous découvert que vous étiez malade ?

En filmant les activités familiales il y a environ 8 ans, ma femme m’a fait remarquer que l’on entendait très nettement ma respiration sur les vidéos. A cette époque, j’étais très rapidement essoufflé, et je fumais beaucoup.

C'est suite à une grosse bronchite et une crise d'angine de poitrine que j'ai été pris en charge au CH d'Abbeville puis au CHRU de Lille. J'ai ensuite demandé à voir un pneumologue plus proche de chez moi, qui s'est avéré être le Docteur Ribadeau-Dumas. 

Aujourd’hui, vous effectuez des stages de réhabilitation respiratoire ?

Oui, j’ai totalement arrêté de fumer pour cela. Le stage consiste tout d’abord à mesurer son souffle, et à redécouvrir l’activité physique.

Ces stages sont stimulants car l’on retrouve des personnes qui ont les mêmes problèmes de santé. Les difficultés de chacun nous incitent à faire encore plus d’effort, ce qui apporte une motivation supplémentaire.

L’aspect psychologique est lui aussi très important dans la réhabilitation. Aujourd’hui, j’ai une meilleure respiration, récupérée à 30%. La satisfaction se retrouve dans chaque petite évolution, et elle aide à se surpasser.

Ici, nous sommes entourés, ce qui est important à mes yeux car l’aspect humain aide autant que l’aspect médical. Nous avons des professionnels à l’écoute, qui nous apprennent les bons mouvements, qui nous corrigent et nous conseillent.

Comment se déroule une matinée de stage ?

Nous bénéficions de 20 matinées de stage par an. Actuellement, nous sommes un groupe de 12 personnes. Chaque matin, on vérifie notre oxygénation et notre souffle. Nous avons par ailleurs des exercices thoraciques qui nous forcent à mieux inspirer.

L’activité physique est un élément important des stages. Nous avons des séances de gymnastique comprenant des échauffements, des exercices de marche, des jeux de réflexes, des exercices de musculation etc. Nous travaillons aussi dans l’eau, en balnéothérapie.

Ressentez-vous les effets de ces stages ?

Bien sûr, mes articulations sont « dérouillées » et j’ai retrouvé davantage de souffle. En dehors des stages, j’adapte mon mode de vie. Par exemple, je ne partage plus les mêmes tâches avec mon épouse : je fais la cuisine, elle jardine. Avant, c’était plutôt l’inverse !