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Docteur Bouttens : la mise en place d'une prothèse d'épaule

Docteur Denis Bouttens

Le Docteur Denis Bouttens est chirurgien orthopédiste à l’Institut Calot. Il est spécialisé dans la chirurgie du membre supérieur, de la main, des nerfs périphériques et de la chirurgie endoscopique. Il revient sur la très bonne sixième place qui a été attribuée par le classement du Point 2014 à l’une de ses spécialités : la chirurgie d’épaule. Retour sur ce qui fait la force de cette expertise, au fil des années.

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Que représente le classement du Point 2014 pour l’Institut Calot ?

Le classement n’a pas apporté de changements particuliers dans le travail de l’équipe. Mais il a le mérite d’exister. Son intérêt réside principalement dans le repère qu’il apporte aux établissements, en leur permettant notamment de se comparer, selon différents items.

Il faut savoir que le Point n’est plus le seul journal à réaliser ce genre de classements et aujourd’hui, on retrouve par exemple celui de l’Express ou du Nouvel Observateur.

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Comment expliquez-vous la constance des ces « bonnes » notes, qui sont attribuées depuis longtemps ?

A l’Institut Calot, nous nous intéressons à la chirurgie orthopédique depuis très longtemps. Notre travail a permis de faire évoluer le regard porté sur la chirurgie orthopédique, et en particulier sur celle du membre supérieur.

La prothèse d’épaule n’avait pas bonne réputation avant, et nous avons du lutter contre les a-priori. Si nous avons réussi à changer la donne, c’est parce que nous intégrons deux axes distincts dans la prise en charge du patient : il y a l’axe technico-chirurgical, mais aussi l’axe rééducatif. Aujourd’hui, ce sont environ 65 à 70 prothèses d’épaule qui sont posées chaque année.

Par ailleurs, c’est l’innovation qui fait notre force. En 2001, nous avons été parmi les premiers centres à réaliser une prothèse d’épaule inversée. A l’époque, elle était décriée, mais aujourd’hui, ce sont ces méthodes qui nous distinguent. Si les praticiens émettaient des doutes sur la technique, ils sont aujourd’hui nombreux à réaliser cet acte chirurgical.

La deuxième innovation que l’on peut citer est celle de la mise en place de prothèses sans tiges, que nous posons à l’Institut Calot depuis dix ans maintenant.

Quant à la navigation chirurgicale, elle a été abandonnée il y a une dizaine d’années, au profit de moules de guidage pour l’omoplate. L’expérimentation n’existe aujourd’hui que dans 5 centres en Europe, dont l’Institut Calot de la Fondation Hopale.

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Avez-vous d’autres projets ?

Depuis cet été, nous réalisons la butée sous arthroscopie, pour l’instabilité d’épaule, avec de bons résultats. Cette méthode demande une maitrise très technique.

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En dehors de la précision et la technicité de vos actes, qu’est ce qui fait cette réussite ?

C’est le travail d’équipe qui permet de progresser, et qui permet d’avoir une vision plus aiguisée vis-à-vis des nouvelles techniques que nous employons, car nous avons des réflexions communes qui nous aident à prendre les bonnes décisions. Par ailleurs, nous participons indépendamment à différents congrès, et chacun peut ainsi contribuer au partage de connaissances.

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Finalement, ce classement a pour mérite de reconnaître votre travail ?

Oui, et celui de toute l’équipe de professionnels. Les relations avec les prescripteurs ont évolué, ceux qui auparavant doutaient de certaines méthodes innovantes nous envoient aujourd’hui leurs patients sans hésitation, ce qui est une très bonne évolution dans nos relations entre les professionnels d’Hopale et les professionnels externes.